Au premier jour du procès du producteur de télévision flamand Bart De Pauw devant le tribunal correctionnel de Malines, c'est un dossier établi par le conseiller en prévention de la VRT sur le comportement déviant du prévenu, qui a retenu toute l'attention. L'accès à celui-ci a été demandé par la défense alors que M. De Pauw, accusé de harcèlement par une dizaine de femmes, a de son côté assigné la chaîne publique en justice.Mercredi, veille de l'audience d'introduction dans le procès du producteur, ses avocats ont envoyé un huissier à la VRT, selon une information de De Morgen, confirmée à l'agence Belga par le porte-parole de la chaîne publique. Risquant jusqu'à deux ans de prison si les faits sont établis dans ce procès, il tente par cette assignation en justice d'obtenir des dommages et intérêts à hauteur de 12 millions d'euros pour ce qu'il qualifie d'"assassinat médiatique". En cause: l'arrêt de la collaboration du CEO de la VRT Paul Lembrechts avec la maison de production du prévenu "Koeken Troef!". Une décision prise sur la base du dossier établi par le conseiller en prévention de la VRT après les témoignages de Maaike Cafmeyer et Liesa Naert sur le comportement déviant de M. De Pauw. Jeudi, lors de l'audience d'introduction à laquelle le prévenu était présent, la défense a demandé l'accès au dossier sous scellés du conseiller en prévention. Le tribunal, qui n'a dès lors pas fixé le calendrier des audiences comme attendu, rendra son verdict à ce propos le 11 février. Neuf femmes, qui ont travaillé avec lui, se sont constituées parties civiles dans le procès contre le réalisateur de télévision qui a débuté jeudi. Mais au total, treize femmes, dont des actrices, accusent M. De Pauw de comportement transgressif. L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes s'est également constitué partie civile dans cette affaire. (Belga)