"Le gouvernement wallon doit se montrer exemplaire et faire arrêter la production non-essentielle dans les grandes entreprises où la Région a des participations", a plaidé lundi le chef de groupe du PTB au Parlement de Wallonie, Germain Mugemangango. Selon le parti d'extrême gauche, au moins 9 entreprises de plus de 100 travailleurs, pour un total de 7.159 travailleurs, sont concernées. "Ce sont des grandes entreprises dans lesquelles des centaines de personnes travaillent et dans lesquelles il est probablement très compliqué de faire respecter les règles de sécurité sanitaire comme le 'social distancing' de manière stricte", a souligné M. Mugemangango. "Dans la plupart de ces entreprises, on privilégie le télétravail, mais celui-ci est surtout possible pour les cadres et les employés, pas pour les ouvriers de production. Ces travailleurs prennent des risques et la Région wallonne devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger", a-t-il ajouté. "Des leviers existent pour faire arrêter la production dans ces entreprises, mais le gouvernement wallon n'agit pas. Ce n'est pas acceptable", a encore fustigé le chef de file du PTB selon qui "les entreprises à participation publique doivent fermer leurs portes le temps de la crise, avec maintien à 100% des rémunérations des travailleurs". "Les entreprises dont la Wallonie est propriétaire ou actionnaire sont concernées de la même façon par les règles édictées par le Conseil national de Sécurité, à savoir: télétravail pour les fonctions qui le permettent et pour les autres, il faut garantir les mesures de distance/protection obligatoires. Si celles-ci ne sont pas possibles, l'entreprise doit interrompre ses activités", a de son côté réagi le ministre wallon de l'Economie, Willy Borsus (MR). "Ces entreprises agissent comme toutes les autres", a-t-il ajouté en rappelant que la Sonaca Gosselies est fermée depuis mercredi et qu'à la FN, l'activité industrielle est à l'arrêt, hors activités essentielles en termes de sécurité. (Belga)