Le roi Philippe est allé mardi à la rencontre de la composante médicale de l'armée, engagée dans un exercice à Marche-en-Famenne. Celui-ci visait entre autres à préparer des détachements pour des opérations envisagées l'an prochain, notamment en Lituanie. Cette composante, numériquement la plus petite des quatre que comptent les Forces armées, a aussi joué un rôle non négligeable au plus fort de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. Le souverain, qui est constitutionnellement le commandant en chef de l'armée, s'est fait présenter les différents aspects de la "médicale", dont la chaîne de soins qui accompagne sur le terrain les militaires en opérations et assure, le cas échéant, le rapatriement de blessés graves vers la Belgique. Stabilisation du patient, tri des blessés, évacuation sur le théâtre et vers un hôpital local ou en Europe font en effet partie des missions de cette composante. Elle dispose notamment d'une équipe chirurgicale - un nouveau concept, baptisé SOST (pour "Special Operations Surgical Team") - qui a été déployée durant des mois en Irak en soutien des forces spéciales belges engagés dans la lutte contre le groupe djihadiste État islamique (EI). Elle y a traité 2.591 patients et prodigué des soins à 360 blessés, dont 45 graves, principalement des militaires irakiens directement engagés dans les combats. Le camp Roi Albert de Marche-en-Famenne abrite de nombreuses unités de la composante Terre et le 3e Élément médical d'Intervention (3 EMI) de la composante médicale. Il héberge aussi durant deux semaines quelque 140 militaires de cette composante qui participent à un exercice annuel baptisé "Green Light". Selon son directeur, le lieutenant-colonel Peter Dumaret, il sert notamment à certifier des unités susceptibles d'être engagées en opération l'an prochain, notamment en Lituanie voire au Sahel. Le Roi effectue régulièrement des visites de travail à la Défense. (Belga)