Le Royaume-Uni a annoncé mardi des sanctions, prises en coordination avec le Canada, visant huit responsables bélarusses dont le président Alexandre Loukachenko, en raison de la répression du mouvement de contestation au Bélarus. "Le Royaume-Uni et le Canada ont envoyé un message clair en imposant des sanctions au régime violent et frauduleux d'Alexandre Loukachenko. Nous n'acceptons pas les résultats de cette élection truquée", a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, évoquant la présidentielle contestée du 9 août. Prenant immédiatement effet, ces nouvelles sanctions comprennent une interdiction de déplacement dans ces pays et le gel des actifs de huit représentants du régime bélarusse, dont Alexandre Loukachenko, son fils et conseiller Viktor Loukachenko et le chef de l'administration présidentielle Igor Sergueïenko. C'est la deuxième fois que le Royaume-Uni a recours au nouveau mécanisme, annoncé cet été, destiné à sanctionner les violations des droits humains de manière indépendante après sa sortie de l'Union européenne en janvier dernier. Concernant le Bélarus, les autorités britanniques avaient expliqué la semaine dernière avoir voulu dans un premier temps se joindre à des sanctions de l'UE mais que ces dernières avaient été bloquées faute d'unanimité de la part des Etats membres. Le Bélarus est agité depuis début août par un mouvement de protestation inédit contre la réélection jugée truquée par l'opposition du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994. M. Loukachenko a jusqu'à présent refusé de dialoguer avec l'opposition et les manifestations - dont la dernière en date dimanche a rassemblé quelque 100.000 personnes - ont systématiquement donné lieu à des centaines d'arrestations. La cheffe de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui s'est exilée à Vilnius, s'est pour sa part entretenue mardi en Lituanie avec le président français Emmanuel Macron et doit prononcer un discours devant le Parlement français. (Belga)