Les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres de l'UE sont rassemblés vendredi à Bruxelles pour la seconde journée d'un sommet européen extraordinaire. Après une journée consacrée jeudi aux relations extérieures, le programme officiel de vendredi est plus consensuel, consacré au marché unique en sortie de crise du coronavirus, à la transition numérique et à l'industrie. Les dirigeants des 27 échangeront également sur l'état des négociations post-Brexit, alors que les négociateurs en chef Michel Barnier et David Frost se rencontrent en matinée pour clore un nouvelle semaine de tractations. Sur ce dossier, "je vais exposer à mes collègues mon évaluation de la situation, et souligner l'importance de protéger l'accord de retrait et le protocole sur l'Irlande du Nord", a expliqué à son arrivée le Premier ministre irlandais Micheal Martin. Jeudi, la Commission a justement entamé une procédure d'infraction visant Londres. Selon le Luxembourgeois Xavier Bettel, la question de l'État de droit sera vraisemblablement aussi discutée, un point de friction avec la Pologne et la Hongrie alors que les négociations sur le prochain budget pluriannuel de l'UE sont en cours. Le Parlement, l'une des parties à la négociation, insiste pour que l'on y inclue une conditionnalité stricte de l'attribution de fonds au respect de l'État de droit. Alexander De Croo, directement plongé dans le bain européen jeudi dès ses premières heures en tant que Premier ministre, est absent vendredi. Il présente son accord de gouvernement aux députés belges, exceptionnellement rassemblés au Parlement européen pour permettre au débat d'avoir lieu dans des conditions sanitaires optimales. La Belgique sera représentée par Charles Michel, président du Conseil européen. Le président français Emmanuel Macron n'est pas présenté non plus, ayant confié à l'Allemagne le soin de le représenter en cette seconde journée de sommet. La Finlandaise Sanna Marin interviendra elle au nom de son homologue suédois Stefan Löfven. (Belga)