Pointées du doigt en raison d'une hausse des contaminations chez les enfants, les écoles sont cependant plutôt "un miroir de l'épidémie" qu'un "driver" de celle-ci, a soulevé mardi le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem, se faisant l'écho de l'avis majoritaire chez les scientifiques. "Les écoles font partie de la société", et il n'y a donc pas de raison qu'elles échappent à la hausse des contaminations visible partout.La plupart des enfants testés pour l'instant le sont en raison de contact à haut risque en dehors de l'école (45% en dehors contre 38% à l'école), a-t-il affirmé. C'est également le cas pour les professeurs, dans des proportions similaires, même si ceux-ci peuvent également s'infecter entre eux dans les salles qui leur sont réservées - et que les ministres de l'Enseignement ont décidé de fermer dans leurs nouvelles mesures. Ceci explique en partie le choix de ne pas vacciner le personnel des établissements scolaires en priorité. L'autre raison est que notre pays a choisi "une voie de vaccination qui est liée à l'impact sur la santé de l'individu à risque et sur la préservation de la structure de notre système de santé", et donc pas sur l'arrêt de la circulation du virus. Enfin, le personnel enseignant compte quelque 500.000 personnes en Belgique, vu le nombre limité de vaccins à disposition, les vacciner en priorité priverait temporairement des personnes à risque de protection, a-t-il conclu. (Belga)