Les universités belges sont en contact constant avec leurs étudiants qui suivent des cours dans les institutions italiennes, fermées en raison de l'épidémie de coronavirus, indiquent-elles jeudi à l'agence Belga. Elles s'engagent à prendre en charge les frais de rapatriement si les étudiants souhaitent rentrer en Belgique, mais peu en ont fait la demande pour le moment. L'Italie a décidé mercredi de fermer les écoles et les universités sur l'ensemble de son territoire, jusqu'au 15 mars, afin de ralentir la diffusion du coronavirus. Les établissements scolaires et universitaires étaient déjà fermés depuis dix jours en Lombardie, en Emilie-Romagne et en Vénétie, les trois régions les plus touchées. L'UCLouvain souligne qu'elle avait pris contact avec ses étudiants dès le début de l'épidémie et que la situation est évaluée au cas par cas. L'Université catholique de Louvain compte 40 étudiants en Erasmus en Italie, dont 30 dans le Nord. "S'ils veulent revenir, l'université met alors tout en œuvre pour les rapatrier en Belgique", confirme Isabelle Decoster, porte-parole de l'UCL. "Certains étaient revenus pour les vacances de Carnaval et ne sont pas repartis. Comme ceux toujours présents en Italie, ils suivent les cours à distance mis en place par les universités. On constate que ces cours fonctionnent bien." À l'université de Mons, 13 étudiants sont partis en séjour Erasmus en Italie et une personne a souhaité rentrer depuis le début de l'épidémie, alors qu'elle suivait des cours à Bologne. L'UMons veille à se conformer aux recommandations émises par les SPF Santé publique et Affaires étrangères, souligne son responsable communication Valery Saintghislain. "Aucun risque superflu ne sera pris avec la santé de nos étudiants." Les retours anticipés n'auront par ailleurs pas d'incidence négative sur le parcours académique des étudiants. Une solution sera recherchée au sein de leur faculté ou de leur école. Les autorités de l'ULB conseillent également aux étudiants qui souhaitent quitter l'Italie de s'adresser à leur faculté afin de préparer la poursuite de leur programme. L'université bruxelloise comptait près de 20 étudiants dans les régions italiennes les plus touchées au début de l'épidémie mais n'a pas reçu de demande de retour pour le moment. Un comité a été mis spécialement sur pied pour suivre l'évolution de la situation. L'université de Liège, qui compte 28 étudiants Erasmus ou en stage en Italie, leur conseille de suivre les consignes données par leur université d'accueil. Ces dernières semaines, deux étudiants ont souhaité interrompre leur séjour. "Nous sommes en contact continu avec eux depuis le début de l'épidémie en Italie", ajoute le porte-parole Didier Moreau. "Nous ne sommes pas actuellement dans les conditions générales où nous obligerions les étudiants à rentrer (quatre semaines d'affilée d'interruption des cours, pas de date de reprise et troubles sociaux)." À l'université de Namur, un seul étudiant suit des cours à Bologne, en Emilie-Romagne. (Belga)