Dans l'Union européenne, seuls 36% des 9,4 millions de postes d'encadrement étaient assurés en 2017 par une femme, révèle jeudi Eurostat, l'office de statistiques européen, à l'occasion de la Journée internationale des droits de la femme du 8 mars. Le seul Etat membre où les femmes sont majoritaires dans les postes d'encadrement est la Lettonie, avec 56% de femmes à ce niveau de responsabilité. La Bulgarie et l'Estonie, avec chacune une proportion de 49%, complètent le podium. Dans le bas du tableau se trouvent le Luxembourg (15%), Chypre (23%) ainsi que la Tchéquie, le Danemark, l'Italie et les Pays-Bas (29%). La Belgique, elle, se situe au même niveau que la moyenne européenne (36%). En 2018, les femmes ne représentaient qu'un peu plus d'un quart (27%) des membres de conseils d'administration des sociétés cotées en bourse de l'UE et moins d'un cinquième (17%) des cadres. Du côté des conseils d'administration, la France fait figure de meilleur élève avec 44% des membres qui sont des femmes. Viennent ensuite l'Italie et la Suède, avec chacune 36% de femmes dans les CA de sociétés cotées en bourse. Les mauvais élèves sont l'Estonie (8%), la Grèce (9%) et Malte (10%). La Belgique fait cette fois mieux que la moyenne européenne, avec 32% d'administratrices dans les CA d'entreprises cotées en bourse. Parmi les Etats membres de l'UE, c'est la Lituanie qui compte la proportion la plus élevée de femmes cadres dirigeants des plus grandes entreprises cotées en bourse (28%). Elle est suivie par la Bulgarie et la Lettonie (27% chacune). Dans le bas du classement se trouvent l'Autriche (5%), la Tchéquie (6%) et l'Italie (9%). La Belgique compte elle 14,4% de femmes cadres dirigeants, moins que la moyenne européenne (17%). (Belga)