Les Communautés veulent éviter d'avancer en ordre dispersé si une réouverture des écoles était possible avant la fin de l'année scolaire, a indiqué dimanche le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi). Un Conseil National de Sécurité (CNS) pourrait décider vendredi de modalités d'un déconfinement progressif. Dans ce cas, il n'est pas exclu que les écoles puissent rouvrir même si cette éventualité est loin de faire l'unanimité et suscite les craintes aussi bien des enseignants que des parents d'élèves. Si réouverture il y a, elle sera progressive. "C'est illusoire de penser que l'on pourra recommencer avec toutes les années primaires et secondaires", a souligné M. Jeholet. Les gouvernements des Communautés se concerteront à ce sujet afin d'éviter, par exemple, une réouverture d'un côté de la frontière linguistique et pas de l'autre ou à des moments différents. "La pire des choses serait de ne pas recommencer dans les trois Communautés. Il y a la volonté au Conseil national de sécurité et dans les gouvernements de se concerter sur la date et les modalités", a ajouté le ministre-président francophone. La réouverture des écoles a une implication considérable dans l'organisation des transports en commun. Actuellement, l'application de la distanciation sociale (1,5m entre deux personnes) limite sérieusement la capacité des bus. Aux TEC, un bus classique peut ainsi transporter 5 personnes. "Si toutes les écoles rouvrent, on sera dans l'incapacité d'amener tous les enfants dans les écoles. C'est mathématiquement impossible", a averti le porte-parole des transports en commun wallons, Stéphane Thiéry. Dans ce cas, le port généralisé du masque offrirait une partie de la solution car il permettrait réduire la distance à respecter entre chaque usager. Les TEC assurent par jour le transport de 30.000 élèves du primaire et de 230.000 élèves du secondaire. (Belga)