Les hôpitaux de la bande de Gaza sont sur le qui-vive et se préparent à une augmentation du nombre de cas de coronavirus, indique Oxfam vendredi dans un communiqué. Quarante nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés en dehors des centres de quarantaine, y compris dans le camp de réfugiés de Maghazi, ce qui porte à 117 le nombre total de cas à Gaza. L'inquiétude au sujet d'une recrudescence de l'épidémie s'inscrit dans un contexte de bombardements et de graves pénuries d'électricité, l'unique centrale électrique de la ville ayant annoncé sa fermeture mardi. "Elle est incapable de fonctionner depuis qu'Israël a restreint les importations de carburant vers la bande de Gaza, obligeant deux millions de Gazaouis à vivre avec 3 à 4 heures d'électricité par jour et aggravant ainsi le risque de contamination", explique l'ONG. La responsable du plaidoyer politique pour les territoires palestiniens occupés chez Oxfam Belgique, Catherine De Bock, ajoute: "À Gaza, les unités de soins intensifs ne comptent que 97 lits et autant de respirateurs. Les hôpitaux ne fonctionnent que très partiellement à cause de la pénurie de carburant qui empêche les générateurs de secours de fonctionner normalement, et donc de prendre correctement en charge les patients Covid-19". Les Gazaouis font en outre face à une pénurie d'eau potable, leur accès à cette denrée étant déjà passé d'environ 80 litres à 20 litres par jour. "Si on ne laisse plus entrer de combustible et que la centrale électrique ne fonctionne plus, l'approvisionnement en eau potable fournie par les usines de dessalement pourrait être réduit de 80%. Les Gazaouis se voient obligés de choisir entre l'hygiène et la nourriture", conclut Mme De Bock. (Belga)