Les loups se sont multipliés ces derniers mois en Belgique, aussi bien au nord qu'au sud de la frontière linguistique. En Wallonie, on peut même espérer la création d'une meute, si Akéla et la nouvelle louve apparue sur son territoire font des petits, se réjouit dimanche l'association flamande Landschap, qui se trouve derrière l'initiative Welkom Wolf. Cette meute pourrait en effet voir le jour dès cette année, dans les Hautes-Fagnes, selon le SPW Environnement. Dans un dernier point de la situation reprenant les récents signalements de loups sur le territoire wallon, le SPW indiquait vendredi que la louve, la première femelle détectée en Wallonie depuis l'extinction de l'espèce, est de lignée germano-polonaise, comme Akéla. On sait qu'elle est passée par Waimes, où de l'ADN a été prélevé dans des excréments. Si la louve est la seule femelle recensée jusqu'à présent dans la région des Hautes-Fagnes, trois mâles s'y trouvent aussi, selon les observations: Akéla et deux mâles récemment détectés (en janvier), à Bütgenbach et Xhoffraix. Ils s'ajoutent à un loup observé en février à Assesse, mais pour lequel on n'a pas de trace d'ADN. C'est possible qu'il ne s'agisse pas d'un nouveau venu mais par exemple du loup qui avait été photographié à Havelange durant l'été. Un loup connu depuis plus longtemps est établi de manière stable dans les environs d'Ebly (Léglise). En tout, on peut donc conclure qu'il y a au moins six loups actuellement sur le territoire wallon, avec la possibilité d'un couple. En Flandre, on se souvient bien sûr de Naya, qui avait été tuée alors qu'elle portait probablement des petits. Mais il y a actuellement aussi un nouveau couple dans le nord du pays, pense-t-on du côté de Welkom Wolf: les Limbourgeois August et Noëlla, qui pourraient bien faire des petits dès cette année aussi. Il y a également un loup solitaire, encore sans nom, qui a récemment été aperçu à Herentals et Wiekevorst, en province d'Anvers. (Belga)