La Fédération Ressources, qui regroupe 62 entreprises sociales et circulaires actives dans la réutilisation des biens et des matières en Wallonie et à Bruxelles, estime que les magasins d'économie sociale de seconde main doivent être considérés comme un secteur essentiel, et donc rouvrir. Elle appelle en outre les autorités à intensifier les mesures de soutien au secteur face à la crise du coronavirus, dans un communiqué publié jeudi. Les entreprises sociales et circulaires collectent chaque année plus de 165.000 tonnes de déchets encombrants. Parmi ceux-ci, 46.000 tonnes sont revalorisées, expose Ressources. Outre l'impact environnemental de leur action, ces entreprises occupent près de 8.000 personnes au travers de leurs activités de collecte, tri, revalorisation et vente. De plus, elles luttent contre la précarité en fournissant à moindre coût des vêtements, électro, livres, jouets et meubles, ou encore du matériel informatique aux élèves, aux associations et aux écoles en 'click & collect' ou sur rendez-vous, argumente la coupole. "Mais ces actions ne suffisent pas pour subvenir aux besoins des plus fragilisés", plaide Ressources. "Avec l'arrivée de l'hiver, les personnes en difficultés financières, au chômage ou à la rue doivent pouvoir s'équiper de vêtements, de chaussures et d'autres objets de première nécessité." "Afin de réduire l'impact de la crise sur les plus faibles et l'environnement", la fédération demande donc aux autorités de reconnaître les entreprises sociales circulaires comme service essentiel et les appelle à intensifier les mesures de soutien. (Belga)