Les négociations sur la revalorisation du non-marchand bruxellois se sont ouvertes avec une première réunion jeudi, de 10h15 à 12h45, au siège du gouvernement bruxellois. Les syndicats ont accepté de prendre part aux groupes de travail, proposés toutes les deux semaines jusqu'à fin juin, mais vont renforcer en parallèle leur plan d'action pour continuer à exiger 100 millions d'euros par an.Une action symbolique aux couleurs syndicales a été organisée devant les grilles du bâtiment, boulevard du Régent. Un militant déguisé en Roi mage a amené une galette des rois, dans laquelle les représentants syndicaux ont dit espérer trouver une fève de 100 millions, non pas une cacahuète, afin d'atteindre un effort budgétaire similaire à ceux faits en Flandre et en Wallonie. La délégation a été reçue par des représentants des cabinets du ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort, des ministres Alain Maron (Santé) et Bernard Clerfayt (Emploi) ainsi que de la secrétaire d'Etat Barbara Trachte, ministre-présidente du Collège de la Commission communautaire française (Cocof). Des employeurs du secteur étaient également représentés. Ils rejoignent les syndicats sur le besoin de regonfler l'attractivité des métiers afin de pallier leurs difficultés à trouver des travailleurs. Une liste des dépenses 2020-2024 a été mise sur la table par le gouvernement bruxellois, mais les syndicats ont demandé à la revoir en enlevant celles qui ne concernent pas exclusivement le non-marchand. Les montants supplémentaires prévus restent pour l'instant autour des 75 millions sur 4 ans: 8,6 millions en 2021 (7,5 millions réévalués à la hausse), 15,1 millions en 2022, 22,6 millions en 2023 et 30 millions en 2024. Vinciane Convens, secrétaire permanente CNE, estime que cet argent va principalement aller à la revalorisation salariale de 5-6% dans les maisons de repos, non pas à l'ensemble du secteur, sans compter que les syndicats portent d'autres revendications. "On va discuter sur des cacahuètes en essayant d'élargir le cadre budgétaire, mais notre objectif reste le même: le cadre n'est pas acceptable et doit changer (...) En fait, il y a un problème de sous-financement structurel du non-marchand et on nous propose une réponse à la crise. On ne veut pas relancer un système qui ne marchait pas et qui n'était pas en mesure d'affronter la crise qui nous a frappés." Des groupes de travail vont être organisés tous les 15 jours sur différentes thématiques, liées aux revendications syndicales. "Ils ont dit être d'accord de discuter de tout", concède Yves Dupuis, secrétaire permanent Setca pour le non-marchand à Bruxelles-Hal-Vilvorde. "On va continuer nos actions et on va commencer à travailler sur des mesures qui peuvent aller vite, qui sont déjà dans les budgets, comme par exemple la gratuité de la Stib pour les travailleurs". (Belga)