Avec la levée des mesures de confinement en Europe, les concentrations en oxydes d'azote sont revenues à un niveau proche de la normale en juillet et en août, indique mardi l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique (IASB) dans un communiqué. Lorsque le continent se cloîtrait pour contrer l'épidémie de coronavirus, des baisses "spectaculaires" de la pollution de l'air avaient été observées. En mars, la plupart des pays européens ont mis en place un confinement strict afin d'enrayer la propagation du nouveau coronavirus. Cela a eu pour conséquence de diminuer nettement la pollution de l'air et notamment des concentrations de monoxyde et dioxyde d'azote, causées par la circulation automobile. Selon les données satellites récoltées par l'IASB, des réductions du dioxyde d'azote (NO2) de l'ordre de 20% ont été observées pendant le confinement dans les grandes villes belges telles que Bruxelles ou Anvers. En Espagne, en Italie ou en France, des baisses de 40 à 50% ont été constatées dans les métropoles. En juillet et en août, avec la levée des mesures de confinement, les concentrations de NO2 sont revenues à des niveaux proches de la normale. Elles "sont encore de 10% inférieures dans les grandes villes où les activités humaines n'ont pas encore complètement repris", note l'institut scientifique fédéral belge. Le dioxyde d'azote, rejeté par la combustion de carburants dans les véhicules, les centrales électriques et les installations industrielles, "peut avoir des effets importants sur la santé humaine", augmentant par exemple le risque de développer des problèmes respiratoires. L'IASB souligne que la pollution atmosphérique est le cinquième facteur de risque de mortalité dans le monde et qu'elle contribue à environ cinq millions de décès dans le monde par an (soit une mort sur dix). Selon l'Agence européenne de l'environnement, les maladies liées à la pollution de l'air sont responsables d'un décès sur huit en Europe. (Belga)