Les populations de grenouilles, de lézards et de serpents ont souffert de la chaleur et de la sécheresse de 2020, a indiqué lundi l'association flamande pour la protection de la nature Natuurpunt dans un communiqué. La chaleur a rendu plus difficiles tant l'hibernation que la reproduction de ces animaux.Bien que l'hiver 2019-2020 ait été en moyenne trois degrés plus chaud que la normale, selon les données de l'Institut royal de météorologie (IRM), cela n'avait pas sorti prématurément un nombre inhabituel d'amphibiens ou de reptiles de leur hibernation. Cependant, la chaleur a perturbé cette période d'hypothermie régulée. Certains animaux n'ont pas pu entrer en pleine hibernation, ou se sont réveillés occasionnellement, ce qui les a empêchés de commencer la saison de reproduction dans de bonnes conditions. Cela pourrait donc avoir un impact majeur sur diverses populations à court terme. Certaines espèces résistent en outre mieux que d'autres aux climats chauds et secs. Le nombre de lézards des murailles et de grenouilles arboricoles est par exemple en augmentation, tandis que les grenouilles des champs se portent moins bien. Elles ont notamment beaucoup souffert des étés secs de 2018 et 2019, car l'humidité leur est vitale. D'autres espèces sont également touchées par la sécheresse. Cette dernière rend d'une part la reproduction plus difficile, car elle a souvent lieu dans des environnements plus humides ou des bassins de reproduction. D'autre part, certains animaux doivent se reposer temporairement en cas de sécheresse, risquant ainsi de commencer l'hiver avec trop peu de réserves de graisse. (Belga)