Les syndicats et les employeurs, réunis au sein du Groupe des Dix, se rencontreront à nouveau demain/mercredi pour négocier les salaires et les conditions de travail dans le secteur privé. Les chances d'une percée semblent minces.Le dialogue social a rapidement déraillé après le lancement des négociations le 14 janvier. Les syndicats ont considéré qu'une marge salariale de 0,4 % - comme prévu par le Conseil central de l'économie (CCE) - en plus de l'indice était une "aumône". Ils ont fait valoir que les négociations étaient donc inutiles et ont envoyé une lettre en ce sens au ministre du Travail Pierre-Yves Dermagne. Les syndicats souhaitent surtout que la norme salariale soit indicative. Cela permettrait une plus forte augmentation des salaires dans les secteurs performants. À cette fin, ils attendent du gouvernement qu'il modifie la loi sur les salaires afin que la norme salariale devienne moins stricte. Les employeurs passent au crible la compétitivité des entreprises et la situation difficile dans laquelle la crise sanitaire a conduit de nombreuses entreprises. Mais après le contact entre le ministre et les partenaires sociaux, M. Dermagne a renvoyé les syndicats et les employeurs à la table des négociations. Il s'agit également d'un dossier politiquement sensible, le gouvernement souhaite donc que les partenaires sociaux parviennent eux-mêmes à un accord. Mais il semble y avoir peu de chance de réussite. (Belga)