La FGTB, la CSC et la CGSLB organiseront des rassemblements dans tout le pays le lundi 28 septembre, "dans le strict respect des règles sanitaires en vigueur", afin de réclamer une négociation "sans chantage" sur les allocations sociales, annoncent-ils mercredi. Les syndicats soulignent que la crise sanitaire a creusé les inégalités mais que les organisations patronales "n'ont toujours pas compris l'importance de la concertation sociale". D'après eux, le patronat refuse de remettre à temps un avis commun sur "l'enveloppe bien-être", négociée tous les deux ans. Cette enveloppe contient un budget fixe qui permet aux interlocuteurs sociaux, après validation par le gouvernement fédéral, d'augmenter certaines allocations au-delà de l'indexation normale. "Les employeurs préfèrent une fois de plus lier ce débat aux négociations de l'accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022, ce qui réduit fortement les chances d'aboutir à un vrai progrès social pour les travailleurs et travailleuses", déplore le front commun syndical. Celui-ci demande donc au futur gouvernement une pension minimum légale à 1.500 euros net par mois, le maintien du gel de la dégressivité des allocations de chômage et d'insertion (y compris pour les artistes) ainsi qu'un refinancement de la sécurité sociale, des services publics et des soins de santé. Les allocations sociales ne peuvent par ailleurs pas se trouver sous le seuil de pauvreté, ajoutent-ils. Les différents rassemblements de militants programmés le 28 septembre respecteront les règles de lutte contre le coronavirus, soulignent les syndicats. (Belga)