Alors que le Brexit se focalise notamment sur la question de la frontière nord-irlandaise, les milliers de navetteurs qui se rendent chaque jour à Gibraltar se préparent à un Brexit sans accord. Chaque jour, près de 30.000 personnes, travailleurs et touristes, se rendent à Gibraltar, indique mardi le journal The Financial Times. Les milliers de travailleurs espagnols qui se rendent quotidiennement sur le territoire britannique redoutent que le Brexit change radicalement leur vie d'ici quelques semaines. Contrairement au Royaume-Uni, Gibraltar veut poursuivre la libre circulation des ressortissants de l'UE après le Brexit même en cas de départ sans accord. Gibraltar redoute surtout des encombrements massifs à sa frontière qui ne fait que 1,8km de long. Beaucoup de travailleurs frontaliers redoutent de perdre leur emploi en raison des retards. Dans des documents publiés en septembre par le gouvernement britannique, il est question de retards possibles de plus de quatre heures à la frontière. Il existe aussi, selon le gouvernement, des risques dans l'approvisionnement des produits alimentaires et pharmaceutiques. De leur côté, les autorités de Gibraltar estiment que des retards probables de deux heures sont envisagés en cas de sortie sans accord. Elles sont moins soucieuses que le gouvernement de Londres et indiquent qu'il n'y aura pas de problèmes pour les médicaments mais qu'il y a un risque pour les produits alimentaires en provenance du Royaume-Uni. Gibraltar, territoire britannique au sud de l'Espagne, avait voté à 96% pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. (Belga)