La fin de soirée de dimanche a été marquée par des échauffourées entre des groupes de jeunes et la police à Paris après la défaite du PSG face au Bayern Munich en finale de la Ligue des champions. Les tensions sont encore montées d'un cran et des heurts ont ainsi eu lieu dans le secteur des Champs-Elysées, où des véhicules ont été incendiés, des vitrines cassées et des magasins vandalisés. Autour du stade déjà, tout au long du match, des échauffourées avaient eu lieu entre les forces de l'ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes face à des supporters armés de pétards et de feux d'artifice. "Il est 01h00 : à compter de cette heure, toutes (les) personnes se rassemblant sur le secteur des Champs-Elysées seront verbalisées, en vertu de l'arrêté d'interdiction du préfet de Police", a tweeté la Préfecture de Police. Peu avant une heure du matin, des groupes de jeunes continuaient à affronter la police à coups de jets de bouteilles en verre et de tirs de mortiers d'artifice. Les forces de l'ordre ont utilisé gaz lacrymogènes et lanceurs de balle de défense. Autour du parc des Princes, dès la fin du match, dépités par la défaite de leur équipe, des supporters ont attaqué les balustrades entourant le chantier de rénovation de la fontaine de la porte de Saint-Cloud, avant d'être stoppés par des jets de gaz lacrymogène. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé dès les premiers heurts qu'il s'agissait de "débordements inadmissibles". D'après la Préfecture de Police, à 00H30, 22 personnes avaient été interpellées. A Marseille, autre ambiance: les supporters de l'OM ont explosé de joie après la défaite du PSG, leur rival historique. "C'est jour de fête, ils ont perdu", s'est exclamé Samir M'Kirech attablé à la terrasse d'un pub sur le Vieux-Port de Marseille. (Belga)