Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close, a défendu vendredi l'action de la police la veille lors de l'évacuation du bois de la Cambre après qu'un rassemblement interdit - un faux événement musical intitulé "La Boum" - eut dégénéré en incidents avec les forces de l'ordre."On (la police) était présent vraiment en nombre, on a montré qu'on était là", a-t-il affirmé au micro de l'émission Matin Première de la RTBF-radio dont il était l'invité. M. Close (PS) a assuré que la police avait attendu avant d'intervenir pour faire la distinction entre les familles et des personnes qui se trouvaient dans le bois de bonne foi et des fauteurs de troubles. "C'est pour cela que l'on a fait des préavis" avant d'intervenir, a-t-il souligné. "Dès que l'on a vu qu'il y avait 1.500-2.000 personnes dans le bois, on a dit +maintenant cela suffit+. Honnêtement, ceux qui étaient encore là lorsque la police a procédé aux premières arrestations, ils savaient qu''il y avait un problème", a ajouté le bourgmestre. Il a exprimé sa "fermeté quand il le faut". "Je ne tolèrerai jamais que l'on caillasse la police, que l'on lui jette des bouteilles dessus. Ici, ce n'est pas de la fête quand on va attaquer des concessions (installées dans le bois de la Cambre, ndlr), quand on met le feu à du mobilier urbain", a-t-il encore dit. M. Close s'est monté déterminé à faire payer les organisateurs de cette "fake news". "Qu'ils sachent qu'ils sont recherchés" par la justice, a-t-il prévenu. Selon un bilan arrêté jeudi soir, au moins 26 policiers et huit manifestants ont été blessés lors des affrontements de jeudi, alors que sept chevaux de la police ont également été blessés. Vingt-deux personnes ont été arrêtées - 18 administrativement et quatre ont fait l'objet d'une arrestation judiciaire. (Belga)