Le rassemblement toléré dimanche au Mont des Arts s'est déroulé dans le respect des mesures sanitaires prises. Lorsque les manifestants ont refusé de quitter les lieux après plusieurs demandes, la police a procédé à leur contrôle, et certains ont crié "qu'ils allaient tout casser" et se sont mis à courir dans plusieurs directions, a affirmé lundi soir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close, interrogé lors de la séance du conseil communal.Le bourgmestre s'est notamment interrogé sur les motifs de la présence d'un important nombre de mineurs d'âge aux abords de la Gare centrale. Avant le conseil communal durant lequel le PTB a déploré l'arrestation par la police de Bruxelles également de badauds, certains jeunes, soutenus par le PTB ont témoigné du traitement selon eux brutal qui leur a été réservé. La manifestation n'avait pas été autorisée, mais la présence d'un groupe limité de 100 personnes a été tolérée durant trois quarts d'heure au Mont des Arts. Des images de personnes arrêtées ont été diffusées sur les médias sociaux. La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des chiens pour tenir les gens à distance. Elle a transféré les personnes arrêtées dans une caserne à Etterbeek. Mais là, les choses ont mal tourné, selon certains jeunes qui ont témoigné à la demande du PTB. D'après eux, la police aurait isolé les gens en nombre dans plusieurs cellules et les aurait frappés. Septante pour cent d'entre eux non présents à la manifestation ont été arrêtés uniquement à cause de leur faciès ou leur tenue vestimentaire. Selon le bourgmestre, sur les 232 personnes arrêtes dans les environs de la Gare centrale et placées en détention administrative, 86 se sont révélées être des mineurs. Le rassemblement a été organisé malgré l'interdiction de la manifestation dans le contexte de la pandémie. Après négociation, il a été toléré avec un maximum de 100 personnes présentes et moyennant le respect des mesures sanitaires. Après quarante minutes, la police a demandé la dislocation. Elle a ensuite procédé à l'identification des retardataires et les choses ont dégénéré. "Je me demande ce que tous ces jeunes faisaient près de la Gare centrale un dimanche à 16 heures alors qu'il n'y avait ni activités, ni cafés, ni magasins ouverts. Certains étaient âgés de 12 ans", a commenté le bourgmestre. Selon lui, 86 mineurs ont été remis à leurs parents le plus rapidement possible, a assuré le bourgmestre de Bruxelles. "Toutefois, 15 mineurs âgés de 15 à 17 ans, dont les parents ne désiraient pas venir ont été déposé à la Gare centrale. D'autres, plus jeunes, ont été déposés à leur domicile hors de Bruxelles, e.a. à Denderleeuw et même à Chimay. Un PV pour "mineur en danger" sera dressé pour un enfant de 12 ans que les parents "n'ont pas daigné venir chercher" et que les autorités ont confié à des amis de la famille. Toujours d'après le bourgmestre, des détériorations ont été commises dans des cellules où les mineurs étaient détenus. Certains ont arraché les installations sanitaires. Pour mettre fin aux dégradations, et surtout pour éviter les blessures, lesdites cellules ont été évacuées. (Belga)