Trois participants à la manifestation organisée par le collectif Santé en lutte le 13 septembre, viennent de déposer plainte contre X auprès du parquet de Bruxelles. La plainte évoque des coups et blessures ayant entraîné une incapacité de travail, des arrestations et détentions arbitraires ainsi que de la non-assistance à personne en danger. Le tout étant aggravé par le mobile des délits avancés, à savoir les convictions philosophiques et politiques des plaignants, rapporte La Dernière Heure mercredi. Les trois manifestants sont représentés par l'avocat bruxellois Olivier Stein qui estime que les coups et blessures ont été, au moins en partie, motivés "par la haine, le mépris ou l'hostilité à l'égard d'opinions politiques et philosophiques". L'avocat estime aussi que les coups et blessures n'étaient pas justifiés parce que, à la base, ces arrestations étaient "totalement arbitraires" et qu'à aucun moment, ses clients n'ont fait "usage de la violence à l'égard des policiers, de sorte que le retour à la force n'était ni raisonnable ni proportionné ". La zone police de Bruxelles-Ixelles n'a pas souhaité réagir aux accusations faire : "Une enquête va être menée, nous ne souhaitons pas nuire à son déroulement", a indiqué la porte-parole. (Belga)