Le Dr Philippe Devos, chef adjoint du service des soins intensifs au CHC à Liège et président de l'Absym (association belge des syndicats médicaux), propose de mettre en place rapidement une "armée d'infirmières de réserve" afin d'être prêt à anticiper une nouvelle vague éventuelle dans la pandémie de coronavirus.Dans une interview au périodique Le Spécialiste, le Dr Devos estime que, pour ce faire, "il faut rendre mobilisable des infirmiers qui ne sont plus dans le métier (2/3 des diplômés belges ne pratiquent plus l'art infirmier). Pour cela, il faut une loi pour pouvoir mobiliser les volontaires chez leur employeur actuel, un financement pour dédommager l'employeur afin qu'il y gagne (pour éviter la discrimination à l'embauche) et un rappel annuel de 2-3 semaines comme pour les manoeuvres ( 3-5 jours de cours théorique et 10-15 jours de pratique) qui devraient être financées." "Ce n'est pas envisageable pour cet été, mais c'est réalisable sur le terrain pour l'automne prochain (2021)", selon Philippe Devos. "On doit aller vite. On ne doit pas attendre l'été prochain pour y penser. C'est le bon moment et le coût sera plus faible que celui d'une nouvelle vague", d'après lui. (Belga)