Une centaine de personnes, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Midi, ont manifesté jeudi soir à compter de 19h30 sur la place Van Meenen à Saint-Gilles contre les violences policières.Des victimes de brutalités policières ont pris la parole, ainsi qu'une représentante du "collectif des Madrés", collectif de mères de la commune, qui remet notamment en question l'usage répétitif des contrôles d'identité et des fouilles visant des jeunes de la commune. Le comportement de la police de proximité locale Uneus a également été pointé du doigt par les intervenants. Face à la pluie, les manifestants se sont réfugiés dans l'hôtel de ville de Saint-Gilles, où se tenait un conseil communal. Celui-ci a déjà été interpellé à plusieurs reprises par le passé sur ces questions. Le groupe prévoit d'introduire une nouvelle interpellation au prochain conseil communal de novembre. Plus largement, le mouvement "Droits & Libertés pour les minorités en Belgique", issu du groupe "Belgo-Marocains bloqués au Maroc" formé au fort de l'épidémie de Covid-19, se réjouit que la tolérance zéro contre les violences policières soit énoncée dans le programme du gouvernement Vivaldi, mais craint des mesures trop timides pour porter haut cette ambition. "Le problème policier revient pour nous à renvoyer au monde politique qui doit prendre ses responsabilités, qui doit transformer la police du XXe siècle en une police du XXIe siècle, qui met le citoyen au centre de ses priorités", estime Mohsin Mouedden, cofondateur de ce nouveau mouvement. "On veut faire un travail de fourmi pour décrypter tout ce qui existe au niveau de la police des polices, des sanctions disciplinaires, des formations à la diversité. Le nouveau gouvernement fédéral a promis de développer un "trajet de la diversité" et on regardera ce qu'il en sera exactement. Pour nous, les formations d'une journée qui sont organisées à la police sont insuffisantes". (Belga)