La crise du coronavirus n'a pas provoqué un intérêt grandissant des Belges pour les testaments, que du contraire. Le nombre de testaments enregistrés a chuté de 8% entre le 1er mars 2020 et le 28 février 2021 par rapport à l'année précédente, passant de 66.400 à 61.095, indiquent les chiffres du baromètre de la famille publié jeudi par la Fédération du notariat (Fednot).Le nombre de testaments est resté plus ou moins stable durant les premiers mois de 2020. Puis, à partir de mars, la crise du coronavirus a provoqué une forte baisse du nombre de testaments enregistrés, à l'image de quasiment tous les types d'actes notariés, précise la Fednot. Pour rappel, pendant le premier confinement, les études notariales ont pu poursuivre leurs activités mais en limitant le plus possible les contacts physiques. Depuis le début du mois de mai 2020, de nombreux actes peuvent être signés à distance grâce à l'introduction d'une procuration numérique. Pour les testaments authentiques, les notaires ont délibérément fait une exception: étant donné le caractère strictement personnel de ce document, un rendez-vous physique était obligatoire. Alors que les actes d'achats immobiliers ou de divorces ont connu un effet de rattrapage très important pendant l'été, cela n'a pas été le cas pour les testaments, souligne la Fednot. "Avec le coronavirus, nous avons reçu beaucoup de questions de la part des gens sur la protection de leur famille en cas de décès, mais cela ne s'est pas traduit par une augmentation du nombre de testaments. C'était le cas en novembre (+9,2% par rapport à 2019) et en décembre (+9%), mais en janvier et février 2021, on constate que le nombre de testaments a de nouveau diminué, de respectivement -5,8% et de -10%", pointe le notaire Sylvain Bavier, porte-parole de notaire.be. (Belga)