La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s'est félicitée dimanche soir d'une "vraie grande victoire" de son parti aux municipales, y voyant un "vrai déclic". "Ce n'est pas seulement d'ailleurs une victoire symbolique, c'est un vrai déclic, parce que nous allons aussi pouvoir démontrer que nous sommes capables de gérer de grandes collectivités, ce qui évidemment aura son importance compte tenu des échéances départementales et régionales", a déclaré Mme Le Pen après la victoire de Louis Aliot à Perpignan. "C'est aussi la fin du 'front anti-républicain' en réalité, c'est-à-dire celui qui consistait à faire battre le Rassemblement national uniquement parce que c'est le Rassemblement national", a-t-elle poursuivi sur TF1, citant notamment l'élection de candidats du parti à Perpignan, mais aussi à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) et Moissac (Tarn-et-Garonne). "Cette satisfaction intervient dans une élection pour le moins étonnante, qui est également frappée par une abstention historique. J'ose espérer que cette abstention est liée exclusivement à la crise sanitaire, je crains que ce ne soit pas obligatoirement le cas et donc il va falloir qu'on s'interroge les uns et les autres tous partis politiques confondus", a-t-elle ajouté. Interrogée sur la victoire de Louis Aliot à Perpignan, qui a remporté entre 53,1 et 54% des voix selon les estimations, elle a estimé qu'il s'agissait de "la victoire du rassemblement des Français autour d'un projet, d'une équipe, d'une ville qui, il faut le dire, concentre l'ensemble des échecs de la politique menée par les dirigeants français depuis des années". (Belga)