Le pivot franco-américain Joakim Noah, sans club depuis qu'il a été libéré de son contrat avec les Los Angeles Clippers cet hiver, a décidé, à 36 ans, de prendre sa retraite des parquets après treize saisons passées en NBA, rapporte lundi The Athletic.La perspective de voir Noah, deux fois sélectionné pour le All-Star Game (2013, 2014) ranger ses baskets était attendue. Il y a trois mois, son agent Bill Duffy avait annoncé la couleur, estimant que l'ancien joueur de Chicago se dirigeait "très probablement vers la retraite". Selon The Athletic, Noah souhaiterait d'ailleurs acter sa retraite sous le maillot des Bulls, avec lequel il a mené l'essentiel de sa carrière dans la ligue nord-américaine, comme l'avait fait l'ancien Celtic Paul Pierce, qui avait signé un ultime contrat d'un jour avec Boston. Après avoir été deux fois champion universitaire NCAA avec les Gators de Floride en 2006 et 2007, Noah, fils de l'ancien tennisman français Yannick Noah, avait été drafté en juin 2007 en neuvième position par la franchise de l'Illinois. En neuf saisons entre 2007 et 2016, il a joué les play-offs six fois d'affilée (de 2009 à 2014), atteignant la finale de la conférence Est en 2011. Après son aventure aux Bulls, il s'engage avec les New York Knicks (2016-2018), avant de poursuivre sa route à Memphis chez les Grizzlies (2018-2019). Et après une vilaine blessure à un tendon d'Achille, les Clippers le recrutent en mars 2020. Mais la pandémie de coronavirus repousse son retour, qui a finalement lieu au cours de l'été dans la "bulle" sanitaire de Disney World où se finit la saison. Noah, qui disposait d'une année supplémentaire de contrat sans garantie, n'a finalement pas été conservé par la franchise californienne. Désigné meilleur défenseur de la ligue en 2014, Noah était devenu cette année-là le deuxième Français après Tony Parker à participer au All-Star Game. L'histoire de Joakim Noah, fils du dernier joueur de tennis français à avoir remporté Roland-Garros, s'est en revanche écrite en pointillés avec l'équipe de France. Egalement américain et, par sa mère Cécilia Rodhe, suédois, il a porté le maillot des Bleus à 22 reprises entre 2009 et 2011, décrochant l'argent au Championnat d'Europe 2011. (Belga)