L'ancien président du comité de rémunération de Nethys et actuel CEO de Mithra François Fornieri a été placé sous mandat d'arrêt jeudi soir, a indiqué le procureur général du parquet de Liège Christian De Valkeneer à l'agence Belga, confirmant une information de Sudpresse. Il a été inculpé pour détournement par personne exerçant une fonction publique et abus de biens sociaux. Pour les avocats de l'homme d'affaires liégeois, le juge d'instruction a pris cette décision en raison de l'audition prochaine d'autres parties impliquées dans le dossier.Depuis mercredi matin, l'homme d'affaires était entendu dans les bureaux de la police judiciaire fédérale de Liège dans le cadre de l'affaire Nethys. Le juge d'instruction liégeois Frédéric Frenay a décidé de le placer sous mandat d'arrêt jeudi soir. Les avocats du CEO de Mithra n'ont pas tardé à réagir par voie de communiqué. Ils indiquent que durant deux jours, François Fornieri "a été longuement entendu par la police judiciaire au sujet de la rémunération de certains managers de Nethys à l'époque où il exerçait une fonction d'administrateur au sein de cette société". "Il n'a jamais été le bénéficiaire de ces rémunérations", soulignent-ils. Toujours d'après les avocats de l'ex-président du comité de rémunération de Nethys, l'homme a apporté lors de son audition "toutes les explications utiles et nécessaires aux enquêteurs, en s'appuyant sur de nombreuses pièces et notes qui leur ont été communiquées". Selon les avocats, la privation de liberté de M. Fornieri survient en raison de l'audition prochaine d'autres parties impliquées dans le dossier. L'homme d'affaires liégeois a "toujours clamé avoir agi dans le strict respect de la loi et dans l'intérêt de la société dont il était administrateur", ajoutent-ils. Le CEO de Mithra devrait comparaître mardi prochain devant la chambre du conseil qui décidera de son maintien en détention ou pas. Les avocats de François Fornieri précisent qu'il "demandera la levée de ce mandat d'arrêt dont il conteste la motivation". D'après eux, cette privation de liberté serait motivée par les réactions de la presse et du public. (Belga)