Le régime favorable dont disposaient les travailleurs pour racheter leurs années d'études prendra fin le 30 novembre.Depuis le 1er décembre 2017, salariés, indépendants et fonctionnaires peuvent racheter leurs années d'études, en tout ou en partie, pour arrondir leur retraite. En pratique, pour toute année d'études supérieures réussie, il est possible de payer 1.560,60 euros à l'État. Chaque période de 12 mois ainsi rachetée augmente le montant brut de la pension et la cotisation de régularisation est, par ailleurs, déductible fiscalement. Le montant forfaitaire (1.560,60 euros) ne vaut que si l'on introduit sa demande de rachat dans les 10 ans suivant la fin de son cursus. Mais une période de transition a cependant été prévue pour les travailleurs ayant obtenu leur diplôme avant le 1er décembre 2007. Jusqu'au 30 novembre 2020 inclus, ils peuvent racheter les années à partir de leur 20e anniversaire au montant de la cotisation forfaitaire. Ce régime préférentiel disparaitra le mois prochain. Dès le 1er décembre, le calcul actuariel devient, en effet, la règle. Il sera toujours possible de racheter ses années d'études mais sans bénéficier du tarif avantageux. Les travailleurs paieront, désormais, la cotisation de base majorée d'un intérêt et d'un coefficient basé sur les tables de mortalité. (Belga)