Le département d'Osaka dans l'ouest du Japon s'apprêtait mardi à demander au gouvernement nippon la mise en place d'un nouvel état d'urgence face à l'augmentation rapide des cas de coronavirus, sept semaines seulement après la levée d'une mesure similaire sur son territoire.Ce nouveau dispositif devrait être plus strict que le précédent, qui consistait principalement à demander aux bars et restaurants de fermer plus tôt le soir. Cette fois, les autorités devraient demander la fermeture totale de ces établissements, ainsi que des grands magasins et des parcs d'attraction. Tokyo et d'autres départements japonais connaissant aussi une recrudescence des infections devraient suivre le mouvement, dans l'espoir d'éviter de voir leur situation sanitaire s'aggraver comme celle d'Osaka, où les hôpitaux n'ont plus assez de lits pour les patients dans un état grave. Le gouverneur d'Osaka, Hirofumi Yoshimura, a déclaré avoir informé le gouvernement que l'état d'urgence s'imposait car les mesures prises jusque-là étaient "insuffisantes". "Je pense qu'il est temps de prendre des mesures fortes pour une durée limitée", a déclaré M. Yoshimura à la presse. Un feu vert du gouvernement central était attendu dans la soirée. Face à la dégradation de sa situation sanitaire, Osaka avait interdit début avril le passage du relais de la flamme olympique des Jeux de Tokyo sur la voie publique et l'a organisé à la place dans un parc à huis clos. L'aggravation de la situation sanitaire au Japon accroît de nouveau les doutes sur la possibilité d'organiser les JO de Tokyo, trois mois à peine avant leur ouverture prévue le 23 juillet. La capitale japonaise devrait également demander un état d'urgence sur son territoire cette semaine, selon des médias locaux, ainsi que deux autres départements voisins de celui d'Osaka. Le précédent état d'urgence avait été déclaré début janvier dans une grande partie du pays, avant d'être levé le 1er mars à Osaka et trois semaines plus tard à Tokyo. Mais la situation sanitaire s'est de nouveau rapidement aggravée, alors que la campagne de vaccination au Japon a connu des débuts extrêmement lents: un seul vaccin est autorisé pour le moment, et la vaccination des personnes âgées n'a débuté que la semaine dernière. Seuls 25% des 4,8 millions de professionnels de santé que compte l'archipel ont déjà été vaccinés, et à peine 13.000 personnes âgées de 65 ans et plus, alors que le pays en compte plus de 36 millions. (Belga)