Le festival du cinéma américain de Deauville s'est ouvert vendredi sans Américains, en raison du Covid-19, mais avec un défilé de stars françaises auquel le public, masqué, a pu assister. Certes "il y a les masques, il y a les gestes barrière, il y a le gel hydroalcoolique mais ce qui compte c'est que le festival ait lieu. Il y a des gens qui vont rire. Il y a des gens qui vont pleurer. (Le festival) porte l'espoir de tout le vivant", a déclaré le directeur du festival Bruno Barde interrogé sur le tapis rouge peu avant l'ouverture officielle. Les capacités des salles ont été réduites de 30% à Deauville du fait des mesures sanitaires. "C'est la fête du cinéma", n'en a pas moins renchéri la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, masquée. Deauville va présenter neuf des 52 films sélectionnés par le festival de Cannes annulé à cause du Covid-19. Quelques centaines de personnes masquées assistaient à l'arrivée des stars, non masquées jusqu'à leur entrée dans la salle, moins nombreuses que les années précédentes et en l'absence des Américains. Les mesures sanitaires sont moins drastiques dans la station balnéaire normande qu'à la Mostra de Venise qui a ouvert mercredi, où un haut mur a été érigé le long du tapis rouge. Dimanche l'Américain Jonathan Nossiter ("Mondovino") viendra d'Italie, où il vit, présenter avec la Britannique Charlotte Rampling "Last words". Le film fait à la fois partie de la sélection cannoise présentée à Deauville et de la compétition normande. Quinze films américains sont en compétition dont sept premiers films. Le palmarès sera annoncé le 12 septembre. Au total, plus de 70 films seront projetés. (Belga)