Aucun des 50 participants belges à une étude allemande sur un vaccin contre le coronavirus n'a présenté d'effets secondaires "graves ou inattendus" après les tests menés par la société CureVac, auxquels s'est associé l'hôpital universitaire de Gand pour le volet belge. Le Centre gantois de vaccinologie (Cevac) teste par ailleurs un autre candidat-vaccin, développé par le géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson, mais souffre d'un manque de volontaires âgés de 65 à 75 ans. "C'est pourtant un groupe à risque pour lequel un vaccin s'avère particulièrement important", regrettent les chercheurs. Le volet belge de l'étude de CureVac a débuté à la mi-juin. Cinquante participants s'y sont inscrits et ont depuis reçu une première dose du vaccin-candidat. "Jusqu'à présent, nos impressions sont vraiment bonnes", s'enthousiasme le professeur Geert Leroux-Roels. "Différents dosages ont été administrés et, globalement, le produit est sain." Un petit groupe de participants ont rapporté des plaintes légères comme un état de fatigue, de la fièvre ou des maux de tête. Les chercheurs estiment que ces désagréments peuvent être le signe d'une réaction du système immunitaire. Ces symptômes disparaissent toutefois au bout de 24 heures. Si ces résultats sont encourageants, les recherches pour développer un vaccin efficace ne sont toutefois pas encore finies. "Si tout se passe bien, CureVac communiquera ses premiers résultats en septembre", selon M. Leroux-Roels. Le candidat-vaccin de CureVac a beaucoup attiré l'attention ces derniers mois, notamment cell du président des États-Unis Donald Trump. En mars, le gouvernement d'Angela Merkel avait accusé l'administration américaine de vouloir acquérir le produit du laboratoire allemand afin de le rendre uniquement disponible pour ses propres concitoyens. La Commission européenne était ensuite entrée dans la danse, offrant un soutien financier à hauteur de 80 millions d'euros à CureVac, sous la forme de garantie d'un prêt de la Banque européenne d'investissement dans le cadre du volet Recherche sur les maladies infectieuses d'InnovFin (Horizon 2020). Un autre candidat-vaccin considéré comme prometteur est par ailleurs testé à Gand. Les premières doses du produit de la firme Johnson & Johnson ont été administrées, a confirmé le professeur Geert Leroux-Roels. Jusqu'à présent, l'étude n'a mis aucun problème en évidence parmi la population jeune participante mais les volontaires âgés de 65 à 75 ans font défaut. Les chercheurs précisent que les essais cliniques se déroulent dans un environnement sûr et contrôlé et lancent un appel aux candidats, dans un rayon de 20 kilomètres autour de l'UZ Gent. (Belga)