Le rejet de la demande du PTB d'organiser un débat d'actualité sur le dossier Nethys au parlement wallon est revenu par la fenêtre, mercredi après-midi, par l'intermédiaire des questions urgentes qui ouvrent traditionnellement la séance plénière. "Je n'ai aucun rôle dans cette décision sauf celui de notaire. La décision se base sur un consensus majoritaire entre les groupes de l'assemblée, consensus que vous n'avez pas obtenu", s'est défendu le président du parlement, Jean-Claude Marcourt, dont les bureaux ont été perquisitionnés vendredi passé dans le cadre du volet judiciaire de l'affaire Nethys."Vous n'avez pas déposé de question d'actualité sur le sujet. Vous vous êtes mis vous-mêmes dans cette situation. Il y a un règlement dans cette assemblée et la majorité des groupes a souhaité qu'il soit appliqué", a-t-il ajouté à l'adresse du chef de groupe du PTB, Germain Mugemangango. "Je suis surpris que les décisions du bureau élargi soient ensuite contestées en plénière par le PTB qui pouvait introduire une question urgente. En réalité, ce que ce parti cherche, ce n'est pas le débat, c'est le buzz", a abondé le chef de file du MR au parlement régional, Jean-Paul Wahl. "Évidemment que nous avons introduit des questions sur Nethys et sur le dossier Partoune. Tout est bon pour ne pas avoir un vrai débat sur le sujet au parlement wallon", a de son côté rétorqué M. Mugemangango. (Belga)