Après 14 jours consécutifs sans nouveau cas de coronavirus déclaré, Pékin a décidé de baisser son niveau d'alerte, rapportent dimanche les médias d'État. La situation contraste avec celle du Xinjiang, région ouïghour du nord-est de la Chine où les autorités ont déclaré "l'état de guerre" pour faire face à une soudaine augmentation des contaminations. À Pékin, les autorités se sont félicitées d'être parvenues à contenir une deuxième vague qui a débuté aux premiers jours de juin, rapportait dimanche l'agence de presse Xinhua. L'épidémie, liée à un grossiste, a engendré 335 cas confirmés du nouveau coronavirus. Dans le Xinjiang, 17 cas confirmés et 23 infections asymptomatiques ont été recensés dimanche matin, tandis que 269 personnes ont été placées en observation. Un léger pic est apparu milieu de semaine, ce qui a poussé les autorités à imposer le confinement à Ürümqi, la capitale de la région autonome ouïghour. Les vols ont été suspendus, tandis que le métro et les trains ne roulent plus. Les rassemblements publics sont également interdits, d'après la déclaration du gouvernement régional postée sur les réseaux sociaux. L'apparition de ce nouveau foyer est lié à un rassemblement dans un district de la ville, selon le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies d'Ürümqi. Les patients présentent tous des symptômes réguliers ou légers, a-t-il précisé. La Chine a maîtrisé la pandémie de coronavirus, détecté pour la première fois fin 2019 dans la province de Hubei, dans le centre du pays, en imposant un confinement particulièrement strict. Des dizaines de millions de citoyens ont été assignés à domicile pendant plusieurs mois, avant que le gouvernement ne desserre la vis en avril. Samedi, les autorités sanitaires recensaient 252 cas actifs dans tout le pays. Selon un décompte de l'Université américaine Johns Hopkins, la Chine a comptabilisé 85.314 infections au total. Près de 5.000 personnes sont décédées du Covid-19 depuis le 11 janvier, d'après l'Organisation mondiale de la Santé. La Chine est par ailleurs accusée (notamment par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis) de surveiller et interner massivement les minorités ethniques du Xinjiang, notamment les musulmans ouïgours et kazakhs. (Belga)