Le mouvement "Pensez étudiant" organise le 28 février à 11h00 l'action "Tous sur nos écrans" afin de dénoncer ce que vivent les étudiants au quotidien depuis le début de la pandémie de coronavirus, indique vendredi l'organisation dans un communiqué."Pensez étudiant est un mouvement pacifique dont le but premier est de récolter un maximum de témoignages d'étudiants, professeurs et parents d'élèves en détresse afin d'interpeller les politiques et de libérer la parole des jeunes, leur permettant ainsi de se sentir moins seuls", explique le collectif. Le dimanche 28 février, les étudiants sont invités à s'asseoir sur un parvis ou un square à proximité de chez eux, avec un ordinateur ou livre de cours, pour dénoncer et exprimer la réalité de leurs journées. Le but est "d'infléchir la position du gouvernement sur les mesures prises concernant les jeunes et le Covid-19", précise Pensez étudiant. "Ma formation de théâtre n'est que l'ombre de ce qu'elle devait être", témoigne une étudiante en théâtre et musicienne, relayée dans le communiqué. "Depuis le début de l'année scolaire ma classe a perdu plus de 140 heures de cours (...) les professeurs sont dépassés", tandis que les "heures de travail quotidiennes exigées par la pratique de mon instrument ont une valeur 'non-essentielle'" aux yeux de la société, dénonce la jeune femme. "Nous n'avons plus de jobs étudiants et nous devons quand même payer un minerval conséquent." Le mouvement demande que 50% des cours soient donnés en présentiel, dans le respect des règles sanitaires, afin de permettre aux étudiants isolés de se rencontrer. Il souhaite également que le sport soit permis dans les universités et les hautes écoles pour offrir aux étudiants la possibilité de décompresser. Enfin, il réclame un meilleur encadrement psychologique et une bulle à kot pour les étudiants isolés. (Belga)