Onze pourcent de la population belge s'est privée sur le plan matériel ou social en 2019, selon les derniers chiffres de l'office belge de statistique Statbel. Environ un quart des Belges n'ont pas pu faire face à une dépense imprévue ni s'offrir une semaine de vacances en dehors de chez eux l'an dernier. Les chiffres régionaux, qui sont disponibles pour la première fois, révèlent de grandes disparités. Plus d'un Bruxellois sur cinq (21,5%) se trouvait en situation précaire l'an dernier, contre 15,3% des Wallons et 6,6% des Flamands. A Bruxelles et en Wallonie, plus d'un tiers des personnes n'ont pas pu gérer une dépense imprévue, contre 16% en Flandre. Un quart des Bruxellois a aussi déclaré ne pas pouvoir participer à des activités de loisirs, pour 17,7% de Wallons et de 9,4% de Flamands. Près d'un Bruxellois sur cinq (18,5%) n'a pas les moyens de s'offrir une voiture. En Wallonie et en Flandre, les pourcentages sont respectivement de 5,5% et 4,3%. Les parents de familles monoparentales et leurs enfants rencontrent nettement plus de difficultés. Près d'un tiers sont dans la précarité (30.2%) et plus de la moitié ne peut faire face à une dépense imprévue (53,5%). L'enquête utilise pour la première fois un indicateur développé au niveau européen, qui intègre à présent des privations sociales comme sortir ou aller boire un verre en plus de privations matérielles. (Belga)