Plus d'un quart des travailleurs licenciés (27%) est prêt à retourner travailler chez son ancien employeur. Pour ceux qui entretenaient de bons rapports avec leur ancien employeur, ce pourcentage s'élève même à plus de la moitié (54,6 %), indique jeudi le spécialiste RH Acerta.D'après l'enquête d'Acerta, 45% des licenciements s'accompagnent d'un entretien de sortie entre l'ex-employeur et l'ex-travailleur. Lorsque le licenciement a eu lieu à l'initiative de l'employeur, ce pourcentage tombe à 41%. Parmi ceux qui ont bénéficié d'un dernier entretien formel avec leur employeur, seule la moitié (51%) a estimé qu'ils pouvaient donner un feed-back au cours de cet entretien sur leur ressenti vis-à-vis de leur employeur; 31% avaient l'impression que ce feed-back aurait des conséquences effective, souligne Acerta. "Dans toutes les entreprises qui ne s'en sortiront pas sans licenciements, nous observons le même sentiment: dommage que ça doive se passe comme ça. Les licenciements liés au coronavirus se distinguent par le fait que les deux parties avaient espéré que la situation n'irait pas jusque là. Et au moment de l'après-coronavirus, quand les entreprises se retrouveront dans une situation où elles chercheront à nouveau du personnel, la pénurie sur le marché du travail redeviendra une préoccupation. Il sera alors bon de pouvoir s'adresser à ses ex-collaborateurs la tête haute, d'une part parce qu'ils sont intéressants ou intéressés eux-mêmes et d'autre part, parce qu'ils sont restés de bons ambassadeurs de l'employeur chez qui ils ont travaillé", explique Benoît Caufriez, Director Acerta Consult. L'enquête d'Acerta a été menée auprès de 1.200 travailleurs. (Belga)