La dépendance aux énergies fossiles a des répercussions sur l'évaluation des progrès humains, affirme un rapport mardi du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui tient compte pour la première fois des empreintes carbone.Ce document met les dirigeants du monde devant l'alternative de prendre des "mesures audacieuses pour réduire l'immense pression exercée sur l'environnement et le monde naturel", ou de risquer "l'arrêt des progrès de l'humanité", résume un communiqué du Pnud. L'évaluation du niveau de vie des pays, leurs progrès en matière de santé et d'éducation, se trouvent modifiés en incluant des critères sur les émissions de dioxyde de carbone et l'empreinte carbone, relève l'agence onusienne. Ainsi, une cinquantaine de pays abandonnent le groupe à très haut développement humain, reflétant leur dépendance aux combustibles fossiles et leur empreinte carbone. Dans le même temps, des Etats comme le Costa Rica, la Moldavie ou le Panama progressent d'au moins 30 places, selon le rapport. C'est la preuve "qu'une pression plus légère sur la planète est possible", se félicite le Pnud. "En s'attaquant aux inégalités, en capitalisant sur l'innovation et en travaillant avec la nature, le développement humain pourrait faire un pas en avant structurel en faveur à la fois des sociétés et de la planète", estime Pedro Conceiçao, un des responsables du Pnud et auteur principal du rapport. Pour le patron du Pnud, Achim Steiner, "les humains exercent plus de pouvoir que jamais sur la planète". "Dans le sillage du Covid-19, des températures record et des inégalités croissantes, il est temps d'utiliser ce pouvoir pour redéfinir ce que nous entendons par progrès, là où nos empreintes carbone et de consommation ne sont plus cachées", fait-il valoir. (Belga)