Plus de 18.000 personnes ont été évacuées au sud-est Australie où le littoral la Nouvelle-Galles du Sud, Etat le plus peuplé du pays, est confronté à des trombes d'eau depuis plusieurs jours provoquant de graves inondations.La majeure partie des personnes ont été évacuées dans la ville de Port Macquarie est ses abords, à 400 kilomètres au nord de Sydney. Cette région a reçu près de 900 millimètres de pluie en six jours. Des rues entières étaient sous eaux, faisant dire à la première ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian, qu'une telle catastrophe n'arrivait qu'"une fois par siècle". Environ 3.000 personnes ont aussi été évacuées dans des quartiers à l'est de Sydney, ville la plus peuplée de l'île-continent, en raison des débordements des bassins fluviaux des rivières Nepean et Hawkesbury. Des images saisissantes de maisons ou jetées à la dérive, ou de ponts, routes étables sous eau, révélaient l'ampleur des dégâts pour certaines communautés les plus affectées au sud-est du pays. Autre image spectaculaire, celle du barrage de Warragamba, fournissant l'eau potable de la métropole, qui a commencé à déborder samedi. Les services d'urgence ont reçu au moins 8.800 appels à l'aide depuis le début de la crise et porté assistance à des centaines de personnes. Pour limiter la pression sur ces services, les habitants ont été invités à limiter leurs déplacements tant que possible, à travailler à domicile et surtout à ne pas s'avancer en voiture dans des zones en crue. Les prévisions météorologiques tablent sur la poursuite des intempéries jusque jeudi, et des alertes restent en place pour la majorité du territoire de Nouvelle-Galles du Sud. Des inondations, de moindre ampleur toutefois, sont aussi constatées dans les Etats adjacents du Queensland et d'Australie méridionale. Ces pluies diluviennes surviennent un peu plus d'un an après des années de sécheresse dans le pays qui se sont soldées par une saison des feux de forêt dévastatrice fin 2019 et début 2020. De telles inondations n'avaient plus été constatées depuis les années 1960 dans certaines régions de l'Etat. "Je ne sais pas quand, dans l'histoire, nous avons été confrontés à un tel enchaînement de phénomènes météorologiques extrêmes au beau milieu d'une pandémie", a observé Mme Berejiklian lundi. Sur une note plus optimiste, dans les zones rurales d'Australie qui sont confrontées à une invasion de souris, véritables dangers pour les cultures, l'espoir est que la pluviosité contribuera à éliminer naturellement ces rongeurs. (Belga)