La Corée du Nord a défendu Séoul, dimanche, de traverser la frontière maritime séparant les deux pays dans la mer Jaune, alors que la Corée du Sud recherche le corps d'un de ses fonctionnaires du ministère des Océans et de la Pêche, tué mardi par des soldats nord-coréens.L'employé gouvernemental avait disparu du bateau sur lequel il naviguait pour un tour d'inspection, à quelque 10 kilomètres au sud de la ligne fictive de démarcation des deux territoires. Selon Séoul, les soldats nord-coréens ont exécuté l'homme considéré comme un intrus, avant d'incinérer son cadavre. Pyongyang a démenti cette dernière information, assurant que la dépouille de la victime s'était abîmée en mer. "Nous avertissons urgemment le Sud qu'il doit immédiatement cesser de franchir cette ligne de démarcation militaire, qui pourrait provoquer une escalade des tensions", a adressé l'agence étatique KCNA aux autorités voisines, assurant également que l'État du nord de la péninsule enquête sur cet "affreux cas qui n'aurait jamais se produire" et va procéder à des fouilles dans ses eaux. Si la Corée du Sud reste libre de mener ses recherches de son côté de la frontière, "nous ne pouvons tolérer d'intrusion dans nos eaux et nous défendons sérieusement de le faire", a encore prévenu l'agence. (Belga)