Les organisations Médecins sans Frontières (MSF), Médecins du Monde, la Plateforme Citoyenne @BxlRefugees et Infirmiers de rue ont demandé mardi aux autorités de continuer à financer les initiatives temporaires mises en places pour soutenir les personnes sans-abri et les migrants vulnérables pendant la crise du Covid-19. Ces associations demandent notamment de prolonger le plan hiver à Bruxelles jusqu'en mars de l'année prochaine. Les groupes vulnérables "n'ont pas les moyens de s'isoler ou de se mettre en quarantaine, n'ont pas un accès fiable à l'information, aux endroits où se laver les mains, aux installations sanitaires ou même aux masques", expliquent les organisations. "Sans structures où ils peuvent recevoir des soins de santé de base, le dépistage et le tracing sont impossibles", déclare Marie-Christine Férir, coordinatrice des urgences MSF en Belgique. "Les structures temporaires qui ont été mises en place pour fournir un abri, un accès à l'hygiène et un lieu sûr aux personnes, pendant l'hiver et en réponse à la pandémie, se sont avérées essentielles et ne peuvent être démantelées", poursuit-elle. Sans financement pour garantir ces services, les associations avertissent que les risques auxquels les groupes vulnérables sont exposés reviendront. Elles demandent donc aux autorités sanitaires belges de préciser les mesures de soutien. "En cas de pandémie, les soins prodigués aux plus vulnérables déterminent le succès global de la réponse d'un pays", selon Alexis Andries, directeur des opérations en Belgique pour Médecins du Monde. À la mi-avril, le ministre bruxellois de la Santé et de l'Action sociale Alain Maron avait déjà affirmé que la crise du coronavirus devait permettre de repenser globalement la politique d'aide aux personnes sans abri en Région bruxelloise pour éviter de se limiter à des solutions exclusivement temporaires. (Belga)