Ce sont 65 personnes qui ont été arrêtées samedi et durant la nuit de samedi à dimanche à Anderlecht, a annoncé dimanche soir Patrick Evenepoel, le chef de corps de la zone de police Bruxelles-Midi. Dimanche au cours de la journée, une trentaine de personnes de plus ont été arrêtées. La police n'a pas eu à connaître dimanche de graves faits de violence comme la veille mais elle a changé de tactique en intervenant dès le moindre rassemblement, ce qui explique les nouvelles arrestations. Des émeutes ont éclaté à Anderlecht samedi après-midi et jusque dans la nuit de samedi à dimanche, après que des appels au rassemblement ont été lancés pour exprimer de la colère à la suite du décès d'un jeune Anderlechtois de 19 ans. Celui-ci a percuté en scooter une voiture de police, alors qu'il venait de tenter d'échapper à un contrôle policier."Hier, nous pouvions encore espérer qu'il y aurait un cortège pacifiste allant du quartier Clémenceau vers le lieu où l'accident s'était produit. Mais dès qu'il y a eu des jets de pierres on a dû intervenir. Aujourd'hui, nous avons changé de tactique. Nous avons directement occupé le terrain et nous sommes intervenus dès qu'il y avait des petits rassemblements de jeunes", a expliqué Patrick Evenepoel. "Hier soir et cette nuit, nous avons arrêté 65 personnes dont 30% sont sur le territoire de notre zone de police, les autres se trouvant hors de notre zone. Egalement, 30% des personnes arrêtées sont des mineurs d'âge. Aujourd'hui, nous sommes à une trentaine d'arrestations mais pour le moment tout se passe dans le calme et nous n'avons encore connu aucune altercation violente", a déclaré le chef de corps. (Belga)