La Fédération des CPAS wallon se montre mitigée face à l'accord de gouvernement négocié au fédéral par les sept partis de la coalition Vivaldi. "D'un côté, nous sommes satisfaits car la solidarité revient au centre du jeu. Mais d'un autre, certains points suscitent notre plus vive inquiétude", avec une question centrale: qui va payer ce catalogue de bonnes intentions? ", a résumé, jeudi après-midi, le président de la fédération, Luc Vandormael. "Nous saluons évidemment le choix du 1er axe prioritaire gouvernemental, à savoir 'un pays solidaire' qui ne laisse personne de côté et nous nous félicitons que le texte donne une place globalement importante aux CPAS, une des (voire LA) plus importante institution sociale du pays, dont l'autonomie reste consacrée dans l'accord", a-t-il expliqué. "Mais nous attendons de voir comment cela va se traduire concrètement", a nuancé Luc Vandormael en plaidant pour une 'indispensable clarification' de certains points, dont ceux relatifs à la hausse des allocations et au relèvement de la pension. "Nous réclamons également un relèvement structurel du revenu d'intégration et de son taux de remboursement, et pas par un dispositif d'aides sociales complémentaires comme il est prévu ici", a ajouté le président de la Fédération des CPAS en s'interrogeant par ailleurs sur la répartition du coût de cette mesure. "Nous redoutons que cette hausse soit à charge des CPAS, et que cette mesure ne soit finalement qu'un transfert de charges du fédéral vers les entités locales que sont les CPAS", a-t-il expliqué. Par ailleurs, "si des aides conjoncturelles ont été consenties pendant la période Covid, tous les indicateurs montrent que l'impact de cette crise sera structurel. Sauf erreur, la Fédération ne pointe aucune mesure de nature à aider financièrement les CPAS pour faire face aux conséquences sociales de la crise sanitaire. Si cela se confirme, c'est totalement inadmissible", a encore affirmé M. Vandormael en regrettant enfin "la non budgétisation de certaines mesures sociales", comme le futur plan interfédéral de lutte contre la pauvreté. "Cet accord nous fait vraiment osciller entre satisfaction et inquiétude. Mais ce qui est certain, c'est que nous avons besoin de mesures structurelles concrètes" et pas seulement d'un catalogue d'intentions, a-t-il conclu. (Belga)