Après un cuisant revers 1-6 des Red Flames, Ives Serneels a admis que les Néerlandaises étaient tout simplement plus fortes. L'écart qui sépare la Belgique et les Oranje Leeuwinnen, championnes d'Europe et vice-championnes du monde, était grand jeudi soir sur la pelouse du stade Roi Baudouin."Nous avons vu, du début à la fin, que les Pays-Bas avaient le top niveau, celui d'un vice-champion du monde et d'un champion d'Europe", a lancé le sélectionneur de l'équipe nationale de football féminin. Après une première mi-temps "qui aurait pu se ponctuer sur le score de 1-1 comme de 0-3", Ives Serneels a vu son adversaire du soir le surpasser dans un second acte dominateur. "L'ensemble de notre équipe n'a pas encore la qualité des Pays-Bas. Elles étaient si fortes qu'elle pouvaient nous faire mal à chaque fois." Revenue à 1-2 à l'heure de jeu, la Belgique a ensuite encaissé quatre goals en l'espace de trente minutes. "Certaines joueuses n'ont pas montré le niveau atteint ces dernières semaines en club", a nuancé Serneels. Pour le technicien, les Pays-Bas ont dominé dans tous les secteur de jeu, physiquement, mentalement mais aussi dans l'agressivité. "L'expérience est également déterminante", a-t-il ajouté, en évoquant notamment le duel entre Davina Vanmechelen et Stefanie van der Gragt. "Nous allons regarder les phases et les évaluer." Après ce 29e derby des plats pays féminin, l'équipe nationale belge, qualifiée pour l'Euro 2022, se rendra à Aix-la-Chapelle dimanche (18h) pour y défier l'Allemagne, deuxième nation au classement FIFA. "L'Allemagne est une équipe différente. Peut-être encore plus forte dans les duels. On ne peut pas faire des miracles en deux jours mais nous pouvons certainement ajuster certaines choses. Je serai notamment attentif à l'aspect mental. Je veux voir comment les filles vont réagir à certains faits de match, individuellement et collectivement", a préfacé Serneels. (Belga)