Après une croissance démographique extrêmement faible en 2020 à la suite de la pandémie de coronavirus, l'augmentation de la population reprendra un peu de vigueur en 2021, avec 30.000 habitants supplémentaires, selon les perspectives démographiques 2020-2070 du Bureau fédéral du plan, publiées mardi. Cette croissance modérée est due à l'impact de la crise sur le solde migratoire international mais aussi sur la fécondité et les décès, dans une moindre mesure.En 2020, le nombre d'habitants supplémentaires s'élèverait à 8.000, contre 52.000 en moyenne durant les 30 dernières années, à cause de l'impact du Covid-19 sur la mortalité et la diminution des mouvements internationaux. En effet, l'an dernier, la surmortalité a atteint 16.000 décès (soit 14% de surmortalité), tandis que le solde migratoire a diminué de moitié. Concernant la fécondité, la projection mise sur une nouvelle baisse en 2021, après une année 2020 "qui semblait amorcer une reprise légère". A moyen terme, la moyenne reste inférieure à 1,6 enfant par femme dans les cinq prochaines années, pour remonter progressivement à 1,7 en 2035. Sur le long terme, la croissance démographique se poursuit, avec 12,8 millions d'habitants en 2070 par rapport à 11,5 millions en 2020. Le rythme est toutefois moins soutenu que ces 30 dernières années. Sur la période 2020-2070, l'augmentation annuelle moyenne serait de 25.000 habitants supplémentaires, soit la moitié de celle sur la période 1992-2020. En cause: une fécondité plus faible, l'arrivée de la génération du baby-boom aux âges où les probabilités de mourir sont élevées et des flux migratoires internationaux moins dynamiques, note le bureau du plan. Ce scénario est basé sur une évolution sous contrôle de l'épidémie en 2021. (Belga)