Cela fait longtemps qu'il attendait cela. Plus de quatre ans, exactement. Vainqueur 7-5, 2-6, 6-4 du Japonais Shingo Kunieda (ITF 1) au terme d'une grande bagarre de 2h36, jeudi à Roland Garros, Joachim Gérard disputera enfin une nouvelle finale d'un tournoi du Grand Chelem en simple. Il s'agira de sa première à Paris et de la deuxième de sa carrière après sa défaite à l'Australian Open en 2016. "J'aspire depuis longtemps à me retrouver dans une position de remporter enfin un premier titre du Grand Chelem en simple", a-t-il expliqué à Belga après sa qualification. "Et c'est vrai qu'après quatre ans, cela se savoure plus. D'autant que pour y arriver, je suis parvenu à battre Kunieda, contre qui j'avais perdu en demi-finale à l'US Open. Les conditions ne sont pas faciles à l'heure actuelle. Notre hôtel est par exemple à deux pas de la Tour Eiffel, mais on ne peut pas sortir. Maintenant, je chéris le fait de pouvoir jouer ici. Je profite, je me bats et je prends du plaisir". Samedi, en finale, c'est le Britannique Alfie Hewett (ITF 3), vainqueur à Paris en 2017, que Joachim Gérard retrouvera de l'autre côté du filet. Le droitier de Norwich, 22 ans, a battu de son côté l'Argentin Gustavo Fernandez (ITF 2), tenant du titre, 7-6 (7/5), 7-5. "Alfie, c'est un grand joueur", a-t-il poursuivi. "Il a déjà gagné des tournois du Grand Chelem (NdlR : 3 au total). Durant mon match, je l'ai entendu pas mal crier contre Fernandez, preuve que cela a dû être une belle bataille. Comme Kunieda, il est très solide et il a une énorme rage de vaincre. Il faudra donc se battre pour chaque point et être là du début à la fin, sans quoi on peut rapidement passer à la trappe. Je vais monter sur le court avec le même état d'esprit qu'aujourd'hui et tout donner pour tâcher de l'emporter." . (Belga)