Kirsten Flipkens (WTA 79) n'a également pas réussi à franchir le premier tour, dimanche soir à Roland-Garros. Pour sa douzième participation aux Internationaux de France, la Campinoise, 34 ans, s'est même sèchement inclinée contre la Kazakhe Yulia Putintseva (WTA 27), 25 ans, quart de finaliste du dernier US Open. Sur le court 13, elle a été battue 6-1, 6-2 en 1h08 de jeu. "Je crois avoir à peine pu m'entraîner dix heures sur terre battue avec tous les déboires que j'ai connus", a raconté Kirsten Flipkens. "J'ai dû rester confinée huit jours de plus à New York après ma défaite à l'US Open. Ensuite, à Rome, j'espérais au moins pouvoir jouer en double, histoire d'avoir un peu de rythme, mais Elise (ndlr : Mertens) ne se sentait pas bien. Ici, il m'a fallu attendre près de 28 heures après le résultat de mon test. Et quand je voulais taper la balle, la pluie s'en est mêlée. Je savais donc que je ne casserais pas la baraque", a-t-elle ajouté. "Et je pense qu'il m'est déjà arrivé de jouer des matches pires qu'aujourd'hui. OK, j'ai perdu 6-1, 6-2, et au début, je faisais trop de fautes, mais par après, j'ai essayé. Je n'étais pas négative. Mais c'est la plus mauvaise préparation pour un Grand Chelem que j'aie eue dans ma vie." Roland-Garros sera d'ailleurs le dernier tournoi de Kirsten Flipkens dans une année 2020 particulièrement difficile pour tout le monde. Elle disputera encore le double dames, en compagnie de la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (WTA 38), et ensuite, ce sera terminé. "Il n'y a tout simplement plus de tournois, pour nous les joueuses", a-t-elle poursuivi. "Si, il en reste encore un, celui d'Ostrava (ndlr: le 19 octobre), mais je ne pense pas que je vais le disputer. Je n'ai plus envie après tout ce que j'ai vécu. Je le ressens mentalement, je ne dois pas faire un dessin. Et, en toute honnêteté, j'avoue que je suis contente, entre guillemets, qu'il n'y a plus de tournois au calendrier. Je sais que pour les messieurs, il en reste encore une dizaine, mais c'est trop dur. C'est très bizarre. Ce n'est plus la vie spontanée sur le circuit d'avant. Pour 2021, il faudra voir. Avec tout ce qui se passe, il faut vivre au jour le jour. Et cela ne vaut pas que nous, les joueuses de tennis." (Belga)