Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a déploré "les détentions massives" et "l'usage disproportionné de la force" au cours des manifestations samedi en Russie pour réclamer la libération de l'opposant Alexeï Navalny."Nous discuterons lundi des prochaines étapes avec les ministres des Affaires étrangères de l'UE", a-t-il ajouté dans un tweet. L'Union européenne réclame la libération de M. Navalny et cette réunion doit engager une réflexion sur des mesures à prendre en vue d'appuyer cette demande. Plusieurs Etats membres et le Parlement européen réclament l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie, mais cela nécessite l'unanimité des 27. Vendredi, le président du Conseil européen Charles Michel avait demandé au président russe Vladimir Poutine la "libération immédiate" de l'opposant russe, lors d'une conversation téléphonique. Il avait exprimé les "sérieuses inquiétudes" de l'UE concernant M. Navalny et avait appelé "au respect intégral et inconditionnel de ses droits". Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en Russie à l'appel d'Alexeï Navalny pour exiger sa libération, donnant lieu à plus de 2.000 arrestations, ainsi qu'à des heurts dans plusieurs grandes villes, notamment à Moscou. Amnesty International a accusé la police d'avoir "battu sans discernement et arrêté arbitrairement" des manifestants. Placé en détention provisoire et visé par plusieurs procédures judiciaires, Alexeï Navalny, 44 ans, a été appréhendé le 17 janvier, dès son retour d'Allemagne, après cinq mois de convalescence à la suite d'un empoisonnement présumé dont il accuse le Kremlin. (Belga)