Un Irakien de 44 ans a été condamné jeudi soir pour des actes de sabotage qualifiés de "terroristes" sur le réseau ferroviaire allemand en 2018, a-t-on appris auprès du tribunal régional de Vienne.Les huit membres du jury ont par ailleurs acquitté son épouse de 33 ans, qui était soupçonnée de l'avoir aidé dans la préparation de ces actes, a précisé une porte-parole. Elle a été remise en liberté après un an et demi de détention. L'accusé, présenté comme un sympathisant du groupe djihadiste Etat islamique (EI), avait été interpellé en mars 2019 à son domicile de Vienne, quelques mois après les faits. Au cours du procès, qui s'était ouvert mercredi, il a admis son implication, disant regretter "une grosse erreur". Reconnu coupable de "tentatives de meurtre à caractère terroriste, d'importantes dégradations matérielles et d'appartenance à un groupe terroriste", il a fait appel du verdict, a indiqué le tribunal. Les deux incidents distincts sur des lignes de chemin de fer en Allemagne n'avaient fait ni victime ni dégât majeur mais "seule une erreur technique avait empêché les meurtres planifiés", avait expliqué le parquet. Des documents portant des inscriptions en langue arabe avaient été retrouvés à proximité des lieux de sabotage, ainsi qu'un drapeau de l'EI. Une première tentative dest intervenue début octobre 2018 lorsqu'un câble d'acier avait été placé sur une voie de chemin de fer reliant Nuremberg à Munich. Puis en décembre 2018, une caténaire endommagée avait été découverte sur une ligne de chemin de fer près de Berlin. (Belga)