Sept organisations appellent les responsables politiques à élargir la bulle sociale des familles monoparentales lors du comité de concertation prévu vendredi. Pour ces associations, la limite de contact à une personne rend la conciliation entre vie professionnelle et familiale difficile à appliquer au quotidien pour les familles monoparentales. "Une situation qui concerne très majoritairement des femmes", soulignent-elles.Dans une lettre ouverte adressée jeudi aux responsables politiques, la Ligue des familles, la Maison des parents solos, Vie féminine, Femmes prévoyantes socialistes, Mères Veilleuses, le Petit vélo jaune et Hamac regrettent que cette limite interdise aux familles monoparentales de recourir à leur réseau d'entraide familial ou amical habituel. "Il faut plusieurs heures par semaine pour aller conduire ou chercher les enfants à l'école quand les horaires du parent solo ne le permettent pas, pour garder les enfants quand le parent remplit ses diverses obligations, ou tout simplement pour s'occuper des enfants de temps en temps pour que le parent solo puisse souffler", expliquent-elles. Cette situation est "préjudiciable au parent, aux enfants et à la relation parent-enfant". "Il ne s'agit pas d'alléger à tout prix les règles sanitaires. Mais bien d'adoucir un tout petit peu le quotidien de familles qui font face à des difficultés particulières, tout comme cela a été fait pour les personnes qui vivent seules", précise le directeur général de La Ligue des Familles, Christophe Cocu. Les sept organisations plaident en faveur de l'élargissement de la bulle sociale ou d'autres mesures qui permettraient à ces familles de mieux vivre cette période difficile. (Belga)